Un soir de juillet 2021, j’ai participé à la promotion du livre « s’aimer, confidences intimes d’une afro-consciente » d’Emma Ndoe Essono, à l’appart de la Villette nouveau lieu culturel. Enthousiaste d’assister pour la première fois à ce type d’évènement et de découvrir par la même occasion son livre.

Toute l’assemblée attend patiemment notre invitée du jour, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Après quelques minutes, Emma s’installe enfin devant le micro, rayonnante à souhait. Et progressivement equise l’origine et la naissance de son livre, ainsi que les raisons qui l‘ont amené à l’écrire… A cet instant, je fais la liaison entre le mot « s’aimer » et la photo de couverture. Ce n’est pas simplement « s’aimer » entre un homme et une femme, dans une relation de vie commune… Mais tout simplement « s’aimer » soi-même de manière « individuelle » (cf. le « i » en rouge sur la couverture) afin de réellement pouvoir aimer l’autre dans toute sa globalité.

Je prends ainsi conscience que je ne m’étais jamais fait la réflexion sur les relations sentimentales complexes que nous vivons. Son récit me parle et fait écho en moi comme bon nombre de femmes dans la salle. Son discours et l’intervention de ses participants me donnent également l’envie d’en savoir plus… Je décide donc de sauter le pas et d’acheter son livre.

A la lecture des premières pages, je constate le parallèle entre ma vie et la sienne. Évidemment pas sur l’ensemble mais davantage sur le passé et la douleur de nos ancêtres que nous portons de génération en génération, et qui finalement déterminent toute notre histoire. Nous sommes conditionné(e)s et éduqué(e)s par le vécu de nos arrières grands parents et ainsi de suite. C’est une normalité jusqu’à ce que l’on soit face à d’autres cultures… Là, viennent les réflexions permettant de cesser cet engrenage et de penser les maux : comment accepter l’autre si l’on n’arrive pas à s’accepter soi-même ?

Je m’y retrouve aussi dans l’atteinte de ses objectifs. Avoir le sentiment d’être relayée à un second choix. Au bout du temps, pour une personne timide et réservée, ça forge le caractère et ça devient une force. Une force qui permet d’accomplir des choses insoupçonnables, et surtout, de s’accomplir différemment. Cette force détermine nos choix et la manière de s’imposer dans un monde complexe.

Je ressens au fil des pages, ce combat dans le parcours d’Emma. Un combat envers elle et vis à vis des autres … Ces autres qui, par moment, ne peuvent pas comprendre ce qu’elle ressent et ce qu’elle vit tant qu’ils n’y sont eux-mêmes pas confrontés.

Il en est de même avec l’amour des hommes que l’on a du mal à percevoir et à gagner. Cet autre sentiment de rapport de force inexpliqué… Être visible et acceptée sans pour autant être discréditée. Reconnaître notre valeur et être sur le même pied d’égalité vis-à-vis d’eux et des autres femmes de cultures différentes que la nôtre.

Pour tous ces points (et bien d’autres, à vous de découvrir son livre ;)) le besoin de se reconstruire, de cultiver et de développer son amour de soi est plus qu’essentiel pour gagner en confiance et en reconnaissance de soi.

« S’aimer » avant tout.

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